Ce qui s’est réellement passé
Les faits tiennent en deux journées. Ils sont rapportés ici dans l’ordre, tels que les ont décrits Reuters et l’Associated Press.
À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump annonce un changement de terminologie : des documents du gouvernement américain emploieront désormais « Super Intelligence » plutôt qu’« intelligence artificielle ».
Selon l’Associated Press, le Bureau des affaires des organisations internationales du Département d’État adresse le jour même une instruction à ses équipes : remplacer « Artificial Intelligence » par « Super Intelligence » dans les documents et les positions, et employer l’abréviation « SI ».
L’Associated Press révèle cette instruction. L’agence indique qu’il n’est pas établi, à ce stade, que d’autres services aient adopté la même consigne.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à l’intelligence artificielle, des représentants américains emploient le terme « SI ».
Sources
- Reuters22 septembre 2026
- Associated Press23 septembre 2026
Ces faits ne signifient pas que l’Organisation des Nations unies a adopté ce vocabulaire, ni que l’ensemble des services du gouvernement américain l’utilisent déjà.
Ce que ce signal signifie — et ce qu’il ne signifie pas
Le vocabulaire d’une administration américaine ne s’impose pas mécaniquement au reste du monde. Il pèse pourtant dans le débat international : les États-Unis occupent une position majeure dans l’industrie technologique mondiale, leurs positions sont relayées dans les enceintes multilatérales, et leurs choix de mots circulent vite — dans la presse, chez les entreprises, dans les institutions.
Une expression née dans le discours politique peut devenir une catégorie médiatique, puis une catégorie commerciale. Rien ne dit encore que ce sera le cas ici : l’adoption du terme reste à observer, marché par marché et langue par langue.
Ce que c’est
- Une décision de vocabulaire annoncée au plus haut niveau de l’État américain.
- Un premier usage diplomatique, documenté par l’Associated Press.
- Un signal crédible pour qui construit une marque, un service ou une institution dans ce domaine.
Ce que ce n’est pas
- Une adoption officielle par les Nations unies.
- Un remplacement universel du terme « artificial intelligence ».
- Une certitude sur l’usage futur du terme, qui reste à confirmer.
Super Intelligence, Superintelligence ou Super Intelligent ?
Plusieurs formes coexistent. Elles ne désignent pas exactement la même chose, et il faut distinguer le nom d’une catégorie technologique des expressions de marque réunies dans le portefeuille.
- Artificial intelligence
- Le terme général, établi de longue date — « intelligence artificielle » en français. Il désigne les systèmes informatiques capables d’accomplir des tâches associées à l’intelligence humaine.
- Superintelligence
- En un seul mot, le terme est employé depuis longtemps dans la recherche et la réflexion prospective pour désigner une intelligence hypothétique qui dépasserait largement les capacités humaines. Plusieurs acteurs du secteur l’utilisent aujourd’hui pour décrire leurs ambitions.
- Super Intelligence
- En deux mots, c’est la forme retenue dans l’annonce du 22 septembre 2026 et dans l’instruction du Département d’État rapportée par l’Associated Press, avec l’abréviation « SI ».
- Super Intelligent
- Une formulation adjectivale anglaise. Dans ce portefeuille, c’est une expression de marque — celle de super-intelligent.eu — et non le nom d’une technologie.
- Superintelligenz · Superinteligencia · Superintelligenza
- Les formes allemande, espagnole et italienne du terme.
super-intelligenz.eu associe l’expression allemande à l’extension européenne .eu. Ce n’est pas un domaine national allemand : c’est une adresse européenne en langue allemande.
Pourquoi le vocabulaire compte pour une adresse numérique
Lorsqu’un terme entre dans le langage courant, ceux qui le cherchent, le citent ou le retiennent ont besoin d’une adresse évidente. Un nom de domaine peut alors réunir plusieurs qualités à la fois :
- un nom facile à mémoriser et à transmettre ;
- l’expression même d’une catégorie ;
- un ancrage géographique ou linguistique, par son extension ;
- un point d’entrée numérique que l’on contrôle soi-même ;
- une identité de marque cohérente d’un marché à l’autre.
Aucun nom de domaine ne garantit à lui seul une prise de valeur, une rentabilité ou un classement dans les moteurs de recherche. Il offre une base ; ce qui compte ensuite, c’est le projet qui l’occupe.
Un mot ne change pas une technologie. Il change la manière dont on la nomme, dont on la cherche et dont on s’en souvient.
Les formes réunies dans le portefeuille, marché par marché : acquérir un domaine Super Intelligent.
